Les faux pas

Après maintes recherches, vous avez enfin été contacté par une entreprise pour le poste de vos rêves. Vous avez déjà fait la moitié du travail, mais c’est votre entretien avec le recruteur qui sera réellement déterminant. Pour vous aider à ne pas mettre les pieds dans le plat, voici les faux pas à bannir le jour

Lors d’un entretien, certains comportements peuvent être éliminatoires. Peu importe la qualité du CV et peu importe votre motivation. Bien sûr, rien n’est perdu si vous êtes vraiment un bon candidat… mais autant éviter les faux pas !

Voici ici une sélection de ces erreurs qui sont à proscrire:

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Manquer de politesse / Arriver en retard

Il est très difficile de se défaire d’une mauvaise première impression. Il faut savoir qu’un entretien débute des l’entrée dans l’entreprise : un candidat malpoli ou en retard sera automatiquement catalogué sans-gêne par le recruteur. Dans ce dernier cas, des excuses sont le moins que l’on puisse attendre et pourront peut-être vous sauver la mise…

Style vestimentaire

On ne pourra jamais vous reprocher d’en avoir trop fait : à la question « dois-je mettre une cravate/un tailleur ? », dans le doute, privilégier toujours le oui. Même si l’entreprise est réputée « jeune et décontractée », vous devez paraître concerné et sérieux. Attention cependant à l’effet « pingouin », optez pour une veste/un tailleur dans lequel vous vous sentez à l’aise.

Etre trop sûr de soi / arrogant

La différence entre un candidat sûr de lui et un candidat arrogant est souvent minime. A force d’affirmations, vous perdrez toute crédibilité. Utilisez des exemples, des anecdotes afin d’illustrer vos propos. N’ayez pas peur d’être modeste en choisissant des tournures de phrase du type « J’ai eu la chance de…» Attention tout de même à ne pas tomber dans l’autodénigrement !

Faire paraître son stress

Le stress à l’approche d’un entretien est un état tout à fait normal. Il est très important de le maîtriser ou, tout du moins, de ne pas le laisser paraître. Les recruteurs ne manqueront pas de noter vos moindres « tics » nerveux et sentiront tout de suite si vous n’êtes pas à l’aise. Il existe de nombreux exercices de relaxation qui peuvent vous aider à appréhender cette situation.

Une autre erreur : ne pas regarder dans le yeux son interlocuteur... pas question de le dévisager ou de le défier des yeux, mais un regard fuyant est tout aussi rédhibitoire. Toute votre attitude doit prouver que vous êtes présent, concentré et impliqué !

Raconter sa vie

On aborde ici l’inverse de l’erreur précédente : l’entretien avance, vous vous sentez de plus en plus à l’aise… Soit. Mais attention de ne pas tomber dans l’excès de familiarités et de ne pas vous attarder sur votre vie perso! C’est le recruteur qui doit diriger la discussion : n’abordez des sujets personnels seulement s'il vous y invite.

Réciter son CV

Il est très important de maîtriser son parcours et de savoir en parler. Cependant, évitez de répondre de manière trop rapide et surtout, d’avoir l’air de connaître votre CV par cœur. Autrement dit, lorsque vous préparez votre entretien, pensez aux grandes lignes mais ne mémorisez pas vos réponses. Avoir l’air naturel est primordial ! Essayez aussi d’adapter votre discours à la personne en face de vous et à l’entreprise… selon les attentes décrites dans l’annonce d’emploi ou de stage, à vous de mettre en valeur LA partie du CV qui fera mouche !

Aborder la rémunération trop tôt

Les questions du type « Quelle rémunération proposez-vous ? » ou « Combien de jours de RTT pourrai-je poser? » sont à proscrire durant le premier entretien. Car, même si ces avantages sont des éléments à prendre en compte, ils ne seront abordés que si le recruteur est intéressé par votre candidature et vous propose un nouvel entretien.

Ne pas connaître l'entreprise

Trop souvent, les candidats omettent de se renseigner sur l’entreprise. Lire l’annonce n’est pas suffisant. Connaître le poste mais aussi l’entreprise et son secteur vous permettront de ne pas rester sans voix devant le recruteur et d’échanger avec lui, de lui montrer que le poste est déjà entre vos mains et qu’il vous intéresse... A l’heure d’Internet, vous n’avez plus aucune excuse !

Ne pas avoir de questions à poser

A la fin d’un entretien, un « bon recruteur » vous demandera toujours si vous avez des questions à poser. C’est souvent une étape délicate pour le candidat (cf. erreur 7) mais rester muet n’est pas la solution. Une question, même simple, traduira votre intérêt pour le poste et la société. Vous pouvez par exemple poser une question sur l’organigramme et la structure de la société… pour mieux comprendre les rouages de l’entreprise.

Ne pas avoir préparé les questions pièges

Le déroulement d’un entretien est régi par certains codes et il existe des questions auxquelles vous ne pourrez pas échapper. Ces questions « pièges », il faut les préparer afin de ne pas se sentir déstabilisé durant l’entretien. Ces questions n’arrivent pas à 100% des entretiens mais si elles arrivent et que vous êtes « secs », votre blocage peut faire mauvaise impression.

Ne pas s’être renseigné sur l’entreprise

Avant l’entretien, il est primordial d’aller faire un tour sur le site web de l’entreprise dans laquelle vous postulez. Il peut arriver que le recruteur vous interroge sur ce que vous savez de la société et bafouiller à ce moment pourrait vous être fatal. Vous devez montrer à votre interlocuteur que vous connaissez les valeurs prônées par l’entreprise et que vous y adhérer. Faire un état des lieux des principaux acteurs du marché pourrait également jouer en votre faveur.

S’asseoir avant d’y avoir été invité

Attendez toujours que votre recruteur vous indique un siège. Prendre les devants pourrait être très mal vu même s’il est évident que l’entretien n’allez pas se dérouler debout. Tenez-vous bien droit jusqu’au signal de votre interlocuteur. Si toutefois, ce dernier oublie de le mentionner, n’hésitez pas à demander poliment si vous pouvez prendre place.

Réciter son CV par coeur

Le recruteur a déjà parcouru votre CV ainsi que votre lettre de motivation, le but de l’entretien n’est donc pas d’entendre les mêmes informations à l’oral mais de les approfondir notamment à l’aide d’exemples et de cas concrets. Cela nécessite une préparation en amont sans pour autant apprendre chaque illustration par coeur, votre recruteur sentira le manque de naturel.

Pensez aussi à adapter votre discours selon les missions précisées dans l’annonce. Si vous n’avez pas eu d’expérience professionnelle en “référencement web” par exemple mais que vous avez eu des cours sur le sujet, n’hésitez pas à le mentionner.

Avoir un discours trop familier

Vous pouvez tomber sur un recruteur très sympathique qui vous met à l’aise dès le début de l’entretien mais attention à ne pas basculer dans les familiarités. Évitez donc de “raconter votre vie” en abordant des sujets trop personnels. C’est un entretien professionnel, votre interlocuteur n’a donc pas besoin de savoir que vous convoitez ce travail pour aider votre grand-mère malade. Cette tactique d’attendrissement pourrait provoquer l’effet inverse selon les recruteurs.

Critiquer son ex patron

Si votre “futur boss” vous entend médire sur votre ancien employeur, il pensera automatiquement “ce jeune n’est pas quelqu’un de confiance”, ce qui pourrait vous empêcher d’obtenir le poste. Si le recruteur vous demande comment étaient vos rapports avec votre ex patron, contentez-vous de dire qu’ils étaient corrects malgré quelques petits différents, sans trop entrer dans les détails.